LVMH s'offre Bulgari

Le groupe LVMH de l'homme d'affaires Bernard Arnault s'est offert le joaillier italien Bulgari, une opération amicale destinée à se positionner en véritable concurrent des grands du secteur et à montrer qu'il peut s'entendre avec une famille sur fond de guerre avec Hermès.

Bulgari, maison fondée en 1884 et basée à Rome, a été créée par une famille d'orfèvres grecs émigrés en Italie. C'est l'un des grands noms de la joaillerie-horlogerie (66% de son activité) dans le monde. Selon des sources concordantes, "beaucoup d'acteurs du luxe étaient intéressés par la griffe italienne", dont le groupe suisse Richemont (Cartier, Van Cleef & Arpels ou Mont Blanc), et le groupe français PPR (Boucheron, Gucci etc.). Cette acquisition, soulignent les analystes, permet au géant mondial du luxe de doubler son chiffre d'affaires dans l'activité joaillerie-horlogerie en 2011 qui pourrait atteindre 1,8 milliard d'euros contre 985 millions en 2010. Elle représenterait alors 8,5% du total des activités du groupe, contre 4,85% actuellement.

"Avec Bulgari, nous allons pouvoir devenir un véritable challenger de Cartier", a indiqué une source proche du dossier, évoquant une "opportunité rare et stratégique". LVMH, qui détient déjà Chaumet, Fred et est à 50/50 avec le sud-africain De Beers dans ses boutiques, nourrit de fortes ambitions dans la joaillerie, après l'horlogerie (Tag Heuer, Hublot, etc).

François Arpels, de la banque d'affaires Bryan Garnier, juge que "LVMH n'avait pas pour l'instant de véritable marque ayant un rayonnement international" dans la joaillerie, qui avec l'horlogerie, est un secteur du luxe où "les marges sont les plus importantes". Dans le même esprit, Louis Vuitton va ouvrir en novembre, place Vendôme à Paris, temple de la haute joaillerie, son premier atelier du genre au-dessus d'un magasin où aucun sac à main ne sera vendu.

L'annonce de la reprise de Bulgari a été faite après accord des héritiers du fondateur Sotirio Bulgari, ce week-end, et le feu vert du conseil d'administration de LVMH. L'opération tranche avec le précédent "coup" de Bernard Arnault, le rachat en catimini de 20% du capital du sellier Hermès, qui a provoqué la colère de la famille.

Pour Bulgari, Bernard Arnault a choisi la méthode de l'échange d'actions, assortie d'une OPA pour les actionnaires minoritaires, le groupe italien étant coté en Bourse. En échange de ses 51% du capital de Bulgari, la famille Bulgari obtient 16 millions d'actions nouvelles de LVMH, soit 3,5% du capital, devenant le deuxième actionnaire familial du groupe.

Pour les actionnaires minoritaires, LVMH va lancer une OPA au prix très attractif de 12,25 euros par action, soit 63% de plus que le cours de bourse de vendredi dernier (7,50 euros), une "prime élevée", pour certains analystes, qui s'explique par l'intérêt pour la griffe, mais un prix "sans importance", dit une source proche du dossier, "à moyen et long terme". La valorisation de Bulgari ressort à 3,7 milliards d'euros. L'actuel directeur exécutif de Bulgari, Francesco Trapani, entre au comité exécutif de LVMH, où il va diriger l'ensemble du pôle montres et joaillerie. "C'est un deal gagnant-gagnant", selon une source proche du groupe français, "parce que l'opération est totalement amicale, que la famille s'associe à LVMH et qu'elle a envie de travailler avec Bernard Arnault".

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(Le 08 mars 2011)




Le défilé McQueen et les rumeurs sur la robe de mariée de Kate Middleton

La directrice artistique de la maison, Sarah Burton, présentait mardi sa deuxième collection après le suicide du fondateur de la marque l'an dernier. Bien que la maison ait démenti dimanche avoir reçu une commande pour le mariage de la roturière avec le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, prévu fin avril, les rumeurs s'accélèrent néanmoins dans la fashion sphère. Une partie du public de "happy few" conviés mardi pour le défilé dans la cave voûtée de la Conciergerie à Paris s'est d'ailleurs livré à un petit jeu: Imaginer Kate Middleton dans l'une des deux robes de mariée clôturant le show.

Les deux robes de mariée proposent la même structure près du corps, découvrant les bras et les épaules pour remonter sur le cou. Sous les hanches, l'une s'évase avec des plissés de tissu recouvert de plumetis qui forment un carré, comme les robes des Ménines de Velazquez. L'autre s'épanouit en organza découpé, créant sur la jupe des méandres tourmentés se prolongeant en traîne...

Le reste du défilé, le soir notamment, montre des robes de rêves qui évoque plus la Haute Couture que le prêt à porter, fut-il de luxe. Certaines s'évasent au niveau de la jupe, façon crinoline souple, d'autres se structurent en souplesse sur des couches superposées d'organza déchiré, offrant un mouvement irréel. Porté sur des sandales ultra-compensées, ce bustier lilas clouté, recouvert d'un harnais, présente une taille fine qui contraste avec l'arrondi des hanches et surtout un faux-cul bombé.

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(Le 08 mars 2011)




Pour Jean-Paul Gaultier, le couturier John Galliano n'est "pas un raciste"

John Galliano a montré dans son travail qu'il n'était pas un "raciste, mais tout le contraire", a affirmé samedi soir le couturier Jean-Paul Gaultier en coulisses de son défilé de prêt-à-porter.

John Galliano a été remercié par Dior, dont il était le directeur artistique depuis quinze ans, après avoir été accusé de propos racistes et antisémites et avoir été vu ivre, dans une vidéo circulant sur internet, déclarer son admiration pour Hitler.

"C'est très triste, car c'est un talent énorme", a déclaré M. Gaultier à quelques journalistes. "Tout ce qu'il a fait ne montre pas quelqu'un de raciste, mais tout le contraire", a-t-il ajouté, faisant référence aux nombreuses collections du couturier britannique inspirées des quatre coins du monde.

Evoquant la vidéo, M. Gaultier a estimé qu'"avec des enregistrements, on peut faire dire des choses aux gens qu'ils ne disent pas". "Il a prononcé certains mots, mais dans quel contexte' La personne (qui lui parle) a l'air très assuré, sachant très bien ce qu'elle fait, elle", a-t-il ajouté.

"C'est très triste pour lui. C'est une espèce de destruction" car c'est principalement à "lui-même" qu'il "fait du mal", a-t-il ajouté, en espérant qu'il "revienne" à la mode et "qu'il trouve une paix intérieure".

Interrogé sur sa façon de résister aux pressions du métier, le couturier, célèbre pour son énergie débordante et joyeuse, a répondu qu'il était important de ne pas fréquenter que des gens dans le "cercle de la mode". Mais surtout, "je suis un bourreau de travail, ça préserve. Je suis parti de rien et ma préoccupation c'est seulement de faire, de sortir des collections", a-t-il ajouté, en allusion à ses origines modestes.

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(Le 05 mars 2011)




Le défilé "anti-jeunisme" de Jean Paul Gaultier

La comédienne Valérie Lemercier, apparue avec une énorme coiffure gonflée, était en vedette du défilé Jean Paul Gaultier, qui a créé une collection "anti-jeunisme" pour des femmes "qui ne veulent pas ressembler à leurs filles de 20 ans", a raconté à l'afp le couturier en coulisses.

Travaillant sur des "clichés d'élégance un peu passéistes", avec une bande-son datée des années 1960 mixant la voix de Delphine Seyrig, il a souhaité "redessiner une image dans les mémoires avec des matériaux et des effets d'aujourd'hui". Usant de trompe-l'oeil et de superpositions de vêtements, il a décidé, pour une fois, de "ne pas montrer le corps". Et de brouiller la ligne entre les tenues de jour et celles réservées au soir. Seyrig, dont on entendait sur scène le dialogue avec Jean-Pierre Léaud dans le magasin de chaussures du film "Baisers volés" de François Truffaut, est l'archétype de la "femme sensuelle, séduisante qui n'est pas une gamine, c'est exactement la femme que je veux montrer".

Valérie Lemercier représente à ses yeux "la Parisienne fofolle et légère en apparence, qui donne cette impression de facilité et de joie".

Les mannequins, coiffées de chignons volumineux souvent gris, se dévêtaient lentement en défilant sur le podium, pour jeter au pied des photographes un foulard ou une veste, avant de repartir avec la scène en modifiant leur tenue.

Certaines revenaient le manteau sur l'épaule, ou sous le bras, pour révéler un tailleur ou une robe en-dessous. D'autres enlevaient une jupe ou un smoking pour revenir en combinaison pantalon soyeuse.

Le jeune mannequin australien Andrej Pejic s'était glissé quasi incognito, tant son physique est androgyne.

Tonie Marshall, Amanda Lear, Arielle Dombasle ou encore l'Américaine Nicole Richie, au premier rang, ont pu admirer la coupe précise des trenchs et autres tailleurs pantalons dans un défilé dominé par les couleurs sombres, à l'exception de chemisiers ou combinaisons en jaune ou rouge vifs.

La collection fait une grande place aux matières brillantes, mais aussi à la fourrure, comme ces doudounes noires sur le buste prolongées de renard autour du col et au niveau de la jupe. Une quarantaine de militants anti-fourrure étaient d'ailleurs rassemblés dans la soirée devant le siège de la maison Gaultier, où se déroulait le défilé, scandant "Gaultier assassin" ou "fourrure ordure". La manifestation, rituelle, est presque devenue une tradition de la Fashion week parisienne.

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(Le 05 mars 2011)




Le PDG de Dior dénonce avant le défilé les propos "intolérables" de Galliano

Le PDG de Dior Couture, Sidney Toledano, a dénoncé vendredi, en introduction du dernier défilé de son directeur artistique, John Galliano, les propos "intolérables" de ce dernier.

"Ce qui nous arrive aujourd'hui est une épreuve", a déclaré M. Toledano qui a pris la parole, fait rarissime, juste avant le début du défilé. "Le fait que le nom de Dior ait pu être mêlé, par l'intermédiaire de son designer, si brillant soit-il, à des propos intolérables nous est très douloureux", a-t-il ajouté.

Le défilé présenté vendredi à Paris est le dernier de M. Galliano qui travaillait pour Dior depuis quinze ans et a été mis à pied mardi après avoir été accusé de propos racistes et antisémites.

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(Le 04 mars 2011)




Karl Lagerfeld "furieux" contre Galliano

Le couturier Karl Lagerfeld a rompu le silence gêné observé par le milieu de la mode face à l'affaire Galliano, se disant "furieux" contre son confrère britannique poursuivi à Paris pour injure raciale, dans un entretien au quotidien américain Women's wear daily. "Je suis furieux, si vous voulez le savoir, furieux que cela ait pu arriver", a déclaré M. Lagerfeld au quotidien américain.

"La question aujourd'hui n'est même plus de savoir ce qu'il a vraiment dit. L'image a fait le tour du monde, c'est une image affreuse de la mode qui laisserait penser que les couturiers et l'ensemble de la mode ressemblent à ça", a-t-il ajouté. Dans le monde des affaires, "surtout à l'heure d'internet, on doit être encore plus prudent, en particulier quand on est une figure publique. On ne peut pas aller dans la rue ivre, il y a des choses qu'on ne peut pas faire", estime-t-il. "Je suis furieux contre lui en raison du tort qu'il fait (au groupe) LVMH et à Bernard Arnault", propriétaire de Dior, ajoute encore M.Lagerfeld.

Plusieurs couturiers, interrogés par l'AFP, n'ont pas souhaité réagir publiquement à l'affaire Galliano. En coulisses de son défilé mercredi, le Belge Dries Van Noten a simplement déclaré à l'AFP: "Je trouve ça très triste et j'espère qu'il va s'en sortir".

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(Le 04 mars 2011)




Galliano, accusé d'insultes antisémites, a porté plainte pour diffamation

"Nous avons livré trois attestations écrites aux policiers, émanant du responsable du restaurant et des deux vigiles du restaurant qui assure que M. Galliano n'a jamais proféré d'insulte antisémite", a expliqué Me Stéphane Zerbib.

Le créateur britannique John Galliano, suspendu par la maison Dior vendredi en raison des accusations d'insultes antisémites lors d'une altercation avec un couple dans un restaurant parisien, a porté plainte vendredi soir pour "diffamation", a-t-on appris auprès de son avocat. "M. Galliano s'est rendu au commissariat du IIIe arrondissement vendredi soir et a porté plainte pour diffamation et injures", a assuré à l'AFP son avocat Me Stéphane Zerbib.

Le célèbre styliste, en état d'ébriété, avait été interpellé jeudi soir à la suite d'une altercation survenue à la terrasse d'un restaurant dans le IIIe arrondissement parisien, avec un couple qui l'accuse d'avoir proféré des insultes antisémites. Le couturier avait été entendu "quelques heures" par la police avant d'être laissé libre "sur instruction du parquet", selon une source policière.

Mais la maison Dior a décidé vendredi de suspendre son créateur à quelques jours de l'ouverture de la "Fashion week", "dans l'attente des résultats de l'enquête", a expliqué le PDG de Dior, Sidney Toledano, dans un communiqué.

Les deux victimes supposées des insultes de John Galliano ont porté plainte au commissariat du IIIe arrondissement, selon une source policière. Le parquet n'a pu confirmer le dépôt de ces deux plaintes.

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(le 25 février 2011)




Maison Martin Margiela et Opening Ceremony collaborent pour l'hiver prochain

Maison Martin Margiela et Opening Ceremony annoncent aujourd’hui leur collaboration pour l’automne/hiver prochain. Pour la première fois depuis son lancement en 1997, la ligne MM6 Maison Martin Margiela présente une capsule,en collaboration avec la boutique new-yorkaise Opening Ceremony. L’idée de récupération, transformation et réinterprétation, l'un des fondements de l’expression créative de la Maison est palpable avec un concept de 3 en 1, chaque pièce de la capsule se sépare pour devenir plurielle. Inspirée par la construction d’une veste à doublure détachable, cette caractéristique décuple la collection de 20 pièces en une multitude de silhouettes possibles. Par exemple, la doublure en nylon beige est boutonnée à l’intérieur d’une veste en cuir matelassé noir. Une fois déboutonnée, elle devient elle-même une veste imperméable.

“J’ai toujours été un fan de MM6 Maison Martin Margiela, pour ses références subtiles à des vêtements du quotidien cristallisant l’essence intellectuelle de la Maison.” précise Humberto Leon, directeur artistique d’Opening Ceremony. “Avec cette capsule, l’idée de transformation et d’utilisations multiples est particulièrement stimulante puisqu’elle est commune à toute la collection.”

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MM6 Maison Martin Margiela La Maison Martin Margiela définit la ligne MM6 Maison Martin Margiela, qui comprend des vêtements, chaussures et accessoires, comme un vestiaire pour le quotidien – contemporain et plus jeune – où les imprimés, les volumes souples et une silhouette décontractée sont mis en avant. Avec souvent une touche d’humour.

OPENING CEREMONY Opening Ceremony comprenant des boutiques, un showroom et une collection en nom propre, basé à Manhattan. Il mélange de jeunes talents américains à des créateurs internationaux émergents ou plus établis. Chaque année, Opening Ceremony met en avant un pays et en explore les différents aspects culturels et les habitudes de consommation. Opening Ceremony s’est également fait connaitre par ses collaborations avec Chloë Sevigny, Spike Jonze, Pendleton, Levi's, Timberland, Keds ou encore Robert Clergerie..

(Le 19 février 2011)




Le Groupe NET-A-PORTER lance son nouveau site : MR PORTER

Le Groupe NET‐A PORTER annonce le lancement officiel, le Mardi 22 Février, de MR PORTER, défini par le groupe comme le premier site global de style dédié aux hommes. Les Membres Fondateurs pourront découvrir le site en exclusivité dès le Vendredi 18 Février. MR PORTER proposera un contenu éditorial et une sélection grandes griffes de mode masculine ( Ralph Lauren, Burberry, Gucci, Lanvin et Bottega Veneta) mais aussi des spécialistes du vestiaire masculin comme John Lobb, E.Tauz et Valextra. Jeremy Langmead est le rédacteur en chef.

Le site se divise en trois sections: un magazine hebdomadaire baptisé « The Journal » dans lequel sont analysés les looks ‘Business’ des hommes à travers le monde. Les conseils gentleman sont prodigués par la rubrique «The Knack» tandis que «Five Ways to Wear» s’intéresse aux différentes manières de porter les essentiels et «Style Portfolio» analyse les tendances en s’appuyant sur les marques présentes dans le site.

La section du site "Style Directory" se concentre sur les difficultés du vestiaire masculin avec «Stylepedia», un glossaire de la mode, de l’Alpaca au Shearling en passant par la hauteur des chaussettes. «Video Manuals» présente des ‘short films’ de personnalités de la mode qui offrent leurs conseils pour les meilleurs looks. «Style Advice» donne les réponses à une douzaine d’énigmes vestimentaires. «Style Council» vous donne accès aux astuces des hommes les plus stylés et influents.

La dernière section, "Wardrobe Manager", comprend «The Essentials» une liste éditée des essentiels de la saison. «Inventory» qui enregistre vos commandes passées et permet de recommander ses modèles préférés. Pour Natalie Massenet, Fondatrice et Présidente du Groupe NET‐A‐PORTER il s'agit ni plus ni moins de " la première destination de style pour l’homme, un mariage entre le contenu éditorial et le commerce en ligne. Elle ajoute : « un site complet, pour hommes de goût, mais aussi un espace où les femmes trouvent l’inspiration lorsqu’elles achètent pour leurs hommes. »

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(Le 18 février 2011)




Marks & Spencer de retour en France

Le groupe de distribution britannique Marks & Spencer va revenir en France à la fin de l'année, sur les Champs-Elysées, dix ans après avoir quitté l'Hexagone, selon le site du journal économique La Tribune.

L'enseigne devrait s'installer au numéro 100, à la place du magasin de vêtements Esprit, selon La Tribune, et reprendra l'ensemble des salariés. "Nous l'avons appris la semaine dernière", indique un salarié cité par le journal.

Le groupe britannique avait décidé en 2001 de fermer ses 38 magasins en Europe continentale. Il avait alors 18 magasins en France, qui employaient 1.700 personnes.

Il faut également noter que les Champs-Elysées attendent d'autres ouvertures importantes dont notamment Banana Republic ainsi que Abercrombie & Fitch et Zara.

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(Le 27 janvier 2011)



Un air de Liberty

Hervé Dewintre
le 22 février 2009


Quand l’horizon semble gris cendre, la nostalgie sert volontiers de refuge, surtout quand elle est tapissée de jolis imprimés fleuris. Signe de temps peut être, le motif Liberty, qui avait un peu disparu du vestiaire mode, refleurit de nouveau dans de nombreuses collections qui fleurent bon le printemps.


Le Liberty est donc de retour et il semblerait même qu’il soit bien parti pour être sur le podium des it tendance de la saison. C’est bien simple, il est partout, chez les jeunes créateurs avant-gardistes et sur les pièces phares des griffes les plus établies. Quelques exemples parmi d’autres, Cacharel, pour son 50e anniversaire, réédite une collection spéciale Liberty composée de pièces mythiques des années 70. Pour la neuvième édition de la collection Kate Moss pour Topshop, le mannequin et styliste britannique fait appel à la maison Liberty of London, afin d’exploiter les motifs issus des archives maison. Maison Michel habille ses serre-têtes de l’imprimé fleuri mythique, Bonpoint réalise un sac Liberty pour ses bougies et parfums en avant-première chez colette, Nike lance deux modèles avec imprimé fleuri : la Blazer Original et la Dunk, déclinées en trois couleurs différentes. Le motif est présent également chez See by Chloe, chez Acne, chez…PARTOUT.

La nouvelle génération ? Elle suit aussi. La jeune créatrice Anglaise Luella Bartley, élue designer de l'année lors des derniers British Fashion Awards (succédant ainsi à Christopher Bailey, directeur artistique de Burberry qui recevait ce prix en 2007) et nouvelle coqueluche de la mode anglaise et de nombreuses stars ( Amy Winehouse, Gwyneth Paltrow, Sienna Miller, Mischa Barton ou encore Chloe Sevigny ) affectionne elle aussi les tissus fleuris, le liberty étant son imprimé de prédilection. Rien de vieillot pourtant dans les collections de cette jeune créatrice de 34 ans, diplômée du Central Saint Martin School et ancienne journaliste de mode pour le Vogue britannique et le magazine Dazed & Confused, mais plutôt une habile fusion des genres pour des créations cosmopolites et contemporaines. Contemporain le Liberty ? Oui. Même si la qualité de ce tissu n’a jamais été pris en défaut - du moins le vrai Liberty of London, cette popeline de coton à la finesse incomparable, bien plus fin et précieux que le coton traditionnel, célèbre pour ses motifs immuables : des fleurs de toutes sortes, généralement petites et très serrées et ses associations de couleurs déclinées à l’infini, mais aussi, et on le sait moins, ses autres imprimés variés (petites voitures, étoiles, motifs arts déco) toujours reproduits de façon très serrée – la scène mode avait cependant un peu délaissé ce beau produit. Et puis, dès 2007, le mouvement s’est inversé. Voici pourquoi :

Nous sommes à Londres. Avant d’atteindre le quartier de Soho, une grande façade traditionnelle à colombages se présente dans le plus pur style Tudor. C’est le Liberty of London, un grand magasin qui prend place sur deux rues, la Regent Street et la Great Marlborough Street. Les anglais et les étudiants des écoles de mode connaissent bien l’histoire de son fondateur Arthur Lasenby Liberty, ambitieux jeune fils de drapier de 32 ans, passionné d’objets d’arts et de décoration, qui fort de ses 10 ans d’expérience chez Farmer and Rogers, ouvre une boutique pour vendre initialement des objets importés, des meubles et des tissus japonais puis qui face à l’engouement général pour le tissu référencé « tana lawn » se spécialise dans le tissu. L’apparition de l’art nouveau dont Liberty raffole va peu à peu créer l’identité de sa marque. Dans les années 20, le projet du grand magasin « liberty of London » va arriver même si Liberty meurt malheureusement avant de voir la fin des travaux. Quand l’immense bâtiment qui abrite Liberty of London ouvre enfin, Oscar Wilde, un ami du fondateur Arthur Liberty le décrivit comme “la destination de prédilection du shopping artistique ». Et effectivement, le magasin, sous la gérance de Edward William Godwin, va acquérir rapidement une renommée mondiale. Mais l’institution, au fil des ans, se met à ronronner et n’est plus synonyme d’avant-garde.

Une renaissance. Un homme va entreprendre de redonner au magasin sa grandeur originale avec tous les avantages du design contemporain. Cet homme est Geoffroy De la Bourdonnaye, l’ancien président de Christian Lacroix, qui rejoint Liberty en 2007 et ambitionne ni plus ni moins d’en faire la destination préférée de la mode d’avant-garde et du design à Londres. Pour cela il met au point le programme « renaissance ». "Liberty est l'une des boutiques les plus aimées dans le monde", dit-il, "L'héritage d'Arthur Liberty Lasenby en a fait l'ultime vitrine où le meilleur rejoint le plus rare." La renaissance prend une approche multi-niveaux en mettant l'accent sur le produit et l'agencement de la boutique en elle-même. La muse et l’artisan de cette refonte est Yasmin Sewell. Avec son équipe créative, elle s’attelle à transformer le grand magasin en mettant l’accent sur la mode féminine, masculine et l’accessoire.

De fait, les plus grandes marques du luxe vont désormais se côtoyer ici : Fendi, Givenchy, Pucci, et Dries Van Noten siégeront aux côtés des lignes exclusives de Josh Goot, David Szeto et Wolf & Descourtis. La marque Liberty of London dont la directrice artistique est Tamara Salman aura bien entendu une place de choix avec une ligne de prêt-à-porter, des sacs à main, des écharpes, des foulards,des bijoux et des maillots de bain. A l’étage, les collections sophistiquées de Christopher Kane, Balmain, Jil Sander, Calvin Klein mais aussi Josh Goot, Ohne Titel, Antonio Berardi et Alexander McQueen auront leur espace à eux tandis que les griffes avant-gardistes comme Rick Owens, Martin Margiela, Acné et Dries Van Noten seront regroupées ensemble. Au deuxième étage, les essentiels et les contemporains. En vrac citons Splendid, American Vintage, Aquascutum et APC pour les essentiels et pour les contemporains : Vivienne Westwood, Vanessa Bruno, Luella et bien entendu la fameuse collection de réédition vintage de Cacharel. Nulle part au monde, on ne pourra trouver un tel éventail de pièces créateurs. La renaissance finale de Liberty s’est terminée le 14 Février dernier avec l’inauguration du nouveau magasin. Sous le signe des fleurs.

Liberty of London
Great Marlborough Street
W1B 5AH London
http://www.liberty.co.uk


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